Je vais vous raconter le conte de fée d'une petite banlieusarde, histoire de vous montrer a quoi ressemble sa vie, elle va vous en raconter un bout. Elle vient de littéralement se défoncer le crâne a la Skunk, juste ce qu'il faut, elle est assise dans le bus, ou plutôt avachie sur les fauteuils verts de la ratp, capuche rose sur la tête, keffieh blanc monté jusqu'au nez, petite veste en cuir du chémar, converses au ièp, rap hardcore a fond dans les oreilles, elle est la. Elle calcule pas les gens, elle est ailleurs, complètement. Mais elle sait ou elle va elle regarde dehors a travers les vitres du 180, elle admire le paysage. Elle trouve pas la verdure, elle trouve pas les rayons du soleil, elle trouve pas de sourirs a l'extérieur, ils sont tous pareil ici, alors elle se met a regarder un centième de seconde les gens a coté, en face et derrière. Tous les mêmes en effet. Je dirai pas des morts vivant, mais presque. Va imaginer leur vies après. Non la sienne est déjà assez dure, pour qu'elle aille se préoccuper de celle des autres. Elle ne renie pas sa banlieue. Tous dans la même situation, tous dans la même galère alors pourquoi les gens se soudent pas, on en aurait tous besoin plus que personne. Au lieu de ça on trace nos routes en fixant un point au loins, la tête haute, fier. De quoi, d'être résigner a rester la sans n'avoir rien a dire et a faire. Elle s'éloigne dans ses pensés, elle ne sais plus si elle doit écouter sa musique, ces paroles engagé ou elle se reconnait dans chaques mots ou si elle doit penser. Elle préfere écouter. Elle pense déjà bien assez comme ça en cours, quand elle n'a pas ses écouteurs dans les oreilles encore une fois, ou quand elle est pas entrain de foutre le bordel avec les autres. Elle arrive a son arret, descend, augmente le volume dans ses oreilles, ça la rend plus forte.